| J'm'en vais vous conter une histoire pas banale et fort éprouvante physiquement : La fabrication de 1150 adobes de 35X17X10 cm qui pèsent 12 kilos pièce mouillées et 9 kilos sèches. | Nous avons d'abord utilisé une méthode pas très au point puis nous avons amélioré diverses choses au fur et à mesure. |
![]() | Tout d'abord le tas de terre que nous avons acheté à une entreprise de travaux publics pour 500 francs le camion à 6 roues. Ce tarif est justifié car il a fallu une pelleteuse pour charger le camion puis un chauffeur pour livrer et décharger. |
| Ensuite il a fallu de la paille et de l'eau pour mélanger à la terre et former la boue. Ici Marielle coupe la paille en bouts de 10 à 20 cm de long avec une machette achetée 6€ au camion qui passe régulièrement pour vendre des ustensiles de bricolage. Il a fallu faire aiguiser la machette car elle ne coupait rien du tout. L'eau arrive par un tuyau d'arrosage. | ![]() |
![]() | Le bac de boue est
constitué d'un
échaffaudage couché sur le flanc,
fermé par une
grande planche en agglo qui est un bout d'armoire bon marché
récupéré alors qu'il partait
à la benne. Une bâche est mise tant bien que mal pour assurer l'étanchéïté et ma fille Elisa piétine tout ça afin de malaxer la terre. |
| J'ai
fabriqué 45 doubles
moules à 2 briques plus 4 moules à 1 brique (les
moules
des essais) ce qui me permet de faire 94 adobes par jour. Heureusement que j'ai un combiné à bois qui m'a rendu un grand service pour préparer tous ces bouts de bois. |
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Au début, nous posions les moules sur de
grandes
plaques de bois puis nous passions vers chaque moule avec un seau de
boue pour le remplir. Cette technique est très longue et fatiguante pour le dos. |
| Le piétinement aussi est une technique que nous allons remplacer car éprouvante (mais bonne pour la peau). | ![]() |
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Là, c'est moi qui ajoute de la paille coupée dans la mixture. |
| Elisa prépare les moules, c'est à dire qu'elle les nettoie de la terre restée collée du démoulage précédent puis les tapisse légèrement de sable à lapin à l'intérieur afin de faciliter le démoulage. | ![]() |
![]() | Là,
nous avons changé de
technique, nous
moulons debout puis nous transportons vers la destination. Nous avons
acheté des planches coupées à 1
mètre pour
mettre dessous chaque moule. je m'apprète à vider le seau dans le moule, la terre étant assez liquide mais pas trop, ne va pas couler comme de l'eau mais descendre d'un coup quand le seau sera assez incliné (Splach...) |
| Là je lisse le dessus des briques qui viennent d'être moulées afin d'en soigner l'aspect. | ![]() |
![]() | Le moule au sol est prêt pour le prochain moulage. |
| Marielle remplit les seaux de boue. | ![]() |
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Au début, nous mélangions à notre terre une autre terre moins argileuse et plus sablonneuse à raison de 2 brouettes de terre du gros tas pour une brouette de terre sablonneuse, un tableau d'enfant nous aidait à tenir la comptabilité vu que dans le grand bac, nous devions avoir au total 21 brouettes soit 7 pyramides. |
| Voyez au passage que nous avons changé la
bâche qui était HS. Nous
avons acheté celle-ci qui est très
résistante pour une somme avoisinant
quand même les 100 euros. Notez la paille prédécoupée par nous à tour de rôle. | ![]() |
![]() | La remorque est pleine de tonneaux de terre plus sablonneuse que nous apportons à proximité. Cette terre provient du décaissage du dessus de la cave. |
| 74 adobes
sèchent au soleil. On peut distinguer la feuille de papier journal que l'on met sous chaque adobe pour grandement faciliter le démoulage. |
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![]() | Ici
nous avons changé de technique, la boue
n'est plus
mélangée avec les pieds mais avec un
espèce de
racloir de jardin. Ça va beaucoup plus vite. une petite vidéo ici Le truc est de mettre presque toute l'eau au début, comme ça c'est facile à mélanger car c'est très liquide, puis au fur et à mesure qu'on amène la terre, ça s'épaissit. |
| Le tas de terre se creuse lentement... | ![]() |
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Un ami agriculteur (merci Christian) nous a donné une botte de paille ramassée trop tard nous a-t-il dit, toujours est-il que nous n'avons pas besoin de couper la paille car elle est cassée en longueurs acceptables. |
| Françoise est venue donner un coup de main toute une journée, plus on est et plus ça avance. Merci à elle. | ![]() |
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Le transport des adobes vers l'intérieur où elles vont finir de sécher tranquillement. |
| Des adobes en train de
sécher. Le cycle est le suivant : jour 1 : Moulage et mise à sécher dans son moule. jour 2 : Démoulage et séchage sans bouger. Si les adobes restent plus de 24 heures dans le moule, elles ne sèchent pas plus, en tout cas ce n'est pas perceptible, donc c'est du temps de perdu. jour 3 : Mise sur le champ, on retire la feuille de journal, on met la face qui était dessous du coté du soleil, la planche dessous est retirée, l'adobe est donc dans l'herbe, sauf si le lendemain on n'a pas besoin des planches (un peu de repos...) jour 4: rangement dans un coin un jour ou deux avant de les rentrer à l'abri. |
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![]() | Au deuxième jour, Elisa marque le jour de moulage sur les briques. Son crayon est un modèle hautement spécial, vous ne le trouverez pas à la papeterie du coin mais chez votre boucher, en effet, c'est un bout de bois de brochette ;-) |
| Un ami agriculteur (merci Richard) est venu avec son tracteur équipé d'un engin et nous à broyé la terre. Ça fait encore gagner du temps, on n'a plus besoin de piocher dans le tas de terre, il suffit de la pelle pour ramasser. Elle se mélange aussi beaucoup plus facilement à l'eau et à la paille. | ![]() |
![]() | Les briques sont couvertes car il va pleuvoir. |
| Ces 2 briques sont des tests et restent toujours exposées aux intempéries. | ![]() |
![]() | 9
mois plus tard, ces 2 adobes sont restées
dehors sous la pluie, au gel, sous la neige, sous le soleil ... Elles n'ont pas été trop abimées mais elles sont redevenues molles lors de grandes pluies, puis ont redurci lorsqu'il faisait beau etc... ce qui prouve bien que le matériau Terre est 100% recyclable. |